PORTER PLAINTE APRÈS UNE AGRESSION

Toute personne, même sans papiers, a le droit de déposer plainte en cas d’atteinte à ses droits. En France, pour porter plainte physiquement, il faut se rendre au commissariat ou à la gendarmerie. Il est parfois difficile de faire valoir ses droits seul·e. Nous vous recommandons de vous faire accompagner par une association ou une personne de confiance. Vous pouvez porter plainte dans n’importe quel commissariat ou gendarmerie, n’hésitez pas à interroger vos collègues sur ceux dont l’accueil est réputé pour être plus favorable.

VOS DROITS

Lors du dépôt de plainte, la police doit obligatoirement vous proposer l’accès à un service d’interprète.

La police ne peut pas vous remettre une OQTF (obligation de quitter le territoire) lors d’un dépôt de plainte.

NOS CONSEILS

— Si le dépôt de plainte fait suite à des violences, nous vous conseillons de demander une réquisition pour un examen médical. Ce document qui atteste de votre état physique et psychologique est très important pour la suite.

— Il vous sera demandé une adresse. Cela peut être l’adresse d’un·e proche ou d’une association. Elle peut être gardée secrète.

— À la fin de la déposition, prenez le temps de relire le PV attentivement avant de le signer. N’hésitez pas à le faire compléter si nécessaire.

— En partant, demandez une copie de récépissé de dépôt de plainte et une copie du PV.

— Vous pouvez également porter plainte par courrier en écrivant au procureur de la République du tribunal de grande instance du lieu de l’infraction ou de votre domicile. Nous vous conseillons d’être accompagné·e pour rédiger ce courrier. Il est important de raconter les faits et de décrire l’agresseur avec un maximum de détails.